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La squadra azura rejoint la roja en finale de cet euro. Si avant la compétition, la présence des Espagnols en finale bénéficiait d’une grosse côte, celle des Italiens paraissait bien utopique. Pourtant j’avais annoncé à la fin de la première journée de l’euro que ce 11 là avait tout pour l’emporter.

Les compos

Allemagne : Neuer – Boateng (Müller, 71e), Hummels, Badstuber, Lahm (cap.) – Khedira, Schweinsteiger – Kroos, Özil, Podolski (Reus, 46e) – Gomez (Klose, 46e). Sélectionneur : Joachim Löw.

Italie : Buffon (cap.) – Balzaretti, Barzagli, Bonucci, Chiellini – Pirlo – Marchisio, Montolivo (Motta, 63e), De Rossi – Balotelli (Di Natale, 70e), Cassano (Diamenti, 56e). Sélectionneur : Cesare Prandelli.

L’Allemagne a effectué deux mi-temps quasi semblable. A chaque fois une forte domination dans le premier quart d’heure avant de perdre en rythme et descendre de plus en plus sur le terrain. Pourtant tout avait bien commencé. L’organisation de la manshaft était bonne. Low avait parié sur Podolski, Kroos et Gomez dans ses joueurs interchangeables et sur le premier quart d’heure l’animation était plutôt bonne. Schweinsteiger récupérait tout, organisait le jeu et le placement très libre de Khedira, attaquant souvent à droite rendait le milieu Italien impuissant. Par deux fois l’Allemagne a eu l’occasion d’ouvrir le score.

Mais très vite le rythme retombe. Malgré 2jours de repos en plus le 11 Allemand traine des pieds, les appels sont moins vifs, leurs déplacements proposent moins de variation dans leur système d’attaque. Il n’en faut pas plus à l’Italie. Le but a assommé complètement l’Allemagne. Leur défense a explosé, dans un attentisme et un manque de communication affligeant. Les deux buts en sont les symboles, mais il y a eu d’autres actions du même calibre. Dans le résumé d’un des matchs de poule de l’Allemagne j’avais annoncé que le couloir droit Allemand laissait à désirer  défensivement hier soir ils m’ont donné raison. A 2-0, à la pause  c‘était compliqué. Low avait donc choisi Klose et Reus en entrant. (moi aussi) L’équation était simple marqué dans le premier quart-d’heure, la mission n’a pas fonctionné. La fin du match  a été par la suite une longue séquence de passes ratées, de milieux empruntés lents et sans génies. Hier soir j’au l’impression que l’Allemagne jouait à l’envers…avait perdu son football. Quand on voit que c’est Boateng qui lançait la plupart des actions à partir de son couloir….

L’Italie joue dans un schéma de jeu que personne n’ose reproduire. Blanc a dit que toutes les formations jouaient en 4-5-1 et qu’il ne fallait plus joué avec deux attaquants…

J’aime bien avoir raison et au sortir du premier match j’avais dit que Cassano et Balotelli était très complémentaire dans ce schéma de jeu. Hier soir ils m’ont à nouveau donné raison. Balotelli est un type bizarre, fantasque mais quel talent brut. Hier soir il marque deux buts fantastique et emmène l’Italie dans son sillage. Oui prendre un carton après un but c’est complétement immature et débile mais Balotelli a un truc que certains n’ont pas : l’envie viscérale de gagner. Il fallait le voir pendant les 5 dernières minutes impatient, tendu, stressé sur le banc attendant le coup de sifflet final. Balotelli a fait son match et nous a gratifiés d’un beau festival.

Pendant ces 90minutes, l’Italie n’a pas paniqué. Quand on connait son football sur le bout des pieds on finit par l’imposer à l’adversaire. Hier soir c’est ce qu’il s’est passé. Même si Buffon a montré des signes de fébrilité inhabituelle hier soir, il a aussi sauvé son équipe avec sa défense toujours aussi juste dans le placement et dans le contact. (ce tacle de Barzagli !) Et puis la trouvaille c’est le changement de positionnement de Chiellini qui aura été l’élément perturbant pour la Manshaft. Dans son couloir il a été bien souvent à l’origine des lancements d’actions en relais avec De Rossi. Du jeu direct, de la vitesse mais surtout des passes justes. Toute l’organisation Italienne repose la-dessus. Bien entendu l’axe Italien a été à la fête avec Andrea Pirlo toujours aussi fin. C’est simple quand l’Italie repart plein axe, ça part en triangle avec Pirlo en pointe soit haute sur la passe venant de la défense soit basse lors des appels de Casano ou Montolivo. Il donne toujours l’impression de prendre son temps, mais il est toujours au bon endroit c’est la science du placement et du timing.

Devant Cassano et Balotelli ont livré une très bonne prestation. L’un en appui sur la défense l’autre en décrochage. Ce n’est pas grand-chose mais ça suffisait pour faire exploser la défense adverse. Comme quoi….Cassano dans son rôle libre me fait énormément penser à Djorkaeff sorte de concept d’attaquant autant meneur que buteur.

Au final l’Italie ne gagne que 2-1, c’est peu tant elle a maitrisé son sujet. C’est un régal de les voir jouer dans ce système de jeu. Encore une fois la démonstration est faite que pour gagner il faut une organisation respectée sur le terrain et un jeu de passe parfait. Après oui, si vous avez un Bolotelli en feu ça aide ! La finale c’est dimanche et si je devais m’avancer au jeu des pronostics je mets un gros billet sur l’Italie !

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